De la férie

A Alexandrie, sainte Théodora ; étant par surprise tombée dans le péché, elle en conçut un vif repentir, revêtit l’habit religieux, et, sans être connue de personne, persévéra jusqu’à la mort dans la pratique de la patience et d’une abstinence admirable.

Telle est la dernière notice du martyrologe. Dans le calendrier byzantin sainte Théodora est la première nommée et elle a un office propre. Voici l’apolytikion par Georges Fanaras. (Sur l’icône sainte Théodora d’Alexandrie est à gauche. A droite c’est sainte Théodora de Vasta, vierge martyre du Xe siècle. Au milieu : saint Euphrosynos le cuisinier, commémoré ce jour aussi dans le calendrier byzantin.)

Ἐν σοί Μῆτερ ἀκριβῶς διεσώθη τό κατ᾽ εἰκόνα· λαβοῦσα γάρ τόν σταυρόν, ἠκολούθησας τῷ Χριστῷ, καί πράττουσα ἐδίδασκες, ὑπερορᾷν μέν σαρκός, παρέρχεται γάρ· ἐπιμελεῖσθαι δέ ψυχῆς, πράγματος ἀθανάτoυ· διό καί μετά Ἀγγέλων συναγάλλεται, Ὁσία Θεοδώρα τό πνεῦμά σου.

En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement : afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ ; et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, pour s’occuper plutôt de l’âme, qui vit jusqu’en la mort et par-delà ; c’est ainsi que ton esprit se réjouit, Théodora bienheureuse, avec les Anges dans le ciel.

Délire russophobe

Il y a une semaine, CNews annonçait que Xenia Fedorova reviendrait bientôt à l’antenne.

On apprend que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a écrit à l’Arcom pour faire savoir que CNews s’exposerait à des « poursuites pénales » si cela se produisait.

(Xenia Fedorova a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion sans condamnation, sans procès, sans mise en examen, uniquement parce que ce qu’elle dit n’est pas conforme à la propagande russophobe obligatoire sur toutes les chaînes.)

La pompière s’appelle Robert

A Guipúzcoa, au Pays basque espagnol, un homme de 46 ans, marié et père de famille, a « changé de sexe » pour devenir pompier.

Sa candidature n’avait pas été retenue dans le quota des hommes. Alors il est allé à l’état-civil, s’est fait enregistrer comme femme, sans autre procédure (sans même changer son prénom), comme le permet la loi de 2023, et il a décroché l’un des quatre postes réservés aux femmes au nom de la parité…

Les syndicats de pompiers et les lobbies féministes crient au scandale. Mais cet homme ne fait que profiter de ce que permet la loi. C’est la loi qui est absurde et monstrueuse.

Je me souviens que la première personne à en bénéficier avait été un militaire, un grand gaillard barbu, subitement devenu femme pour pouvoir profiter des avantages accordés aux femmes dans l’armée.

Et c’est beaucoup moins grave que ceux qui « changent de sexe » pour gagner les compétitions sportives féminines.

La « psychose post-partum » permanente

Dans l’Illinois, Corie Wash, 40 ans, a étranglé son fils de deux ans. Quelques heures avant, elle avait longuement exprimé son admiration, dans un groupe de discussion sur internet, pour Lindsay Clancy, la femme qui a tué ses trois enfants de cinq ans, trois ans, et huit mois.

Le très médiatisé procès de Lindsay Clancy s’est terminé par la libération de la femme qui a tué ses enfants. La défense affirmait que Lindsay Clancy souffrait de « psychose post partum », alors que selon la partie civile elle les avait tués « intentionnellement, rationnellement et rapidement ». Il y a eu des manifestations de femmes soutenant la meurtrière. Lorsque son convoi arrivait au tribunal une haie d’honneur célébrait l’héroïne. C’est un intéressant phénomène social. Les jurés étaient convaincus de son innocence. Mais il y en avait un qui refusait ce verdict. Avec tant d’obstination que le juge a dû annuler le procès.

L’avocat de Corie Wash a aussitôt proclamé que sa cliente souffrait de « psychose post-partum » et qu’elle devait être remise en liberté pour recevoir des soins, tandis que selon le procureur « l’accusée représente une menace spécifique, réelle et immédiate pour son mari et ses trois enfants encore en vie. »

Ainsi est-on censé croire que la « psychose post-partum » est une maladie chronique qui permet de tuer ses enfants impunément.

En attendant l’euthanasie à partir de la naissance.

Ubu en France

Un prévenu incarcéré à la prison de Longuenesse dans le Pas-de-Calais devait comparaître devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer. Mais il n’y avait personne pour le prendre en charge. La direction de la prison dénonce « une carence totale et absolue de moyens ».

Résultat : le tribunal a ordonné la mise en liberté immédiate du prévenu, et renvoyé l’affaire au 2 novembre…

Le prévenu, un home de 36 ans, est « poursuivi pour avoir conduit un véhicule sous un état d’ivresse manifeste, omis d’obtempérer à une sommation de s’arrêter, résisté à son interpellation, mis en circulation un véhicule malgré l’immobilisation prescrite par l’agent verbalisateur et exercé des violences sur un fonctionnaire de la police nationale ».

Il avait déjà été condamné en 2021 pour violences sur des policiers, et s’était présenté sous une fausse identité au commissariat. En état de récidive légale, il encourt théoriquement jusqu’à dix ans d’emprisonnement. Si on le retrouve…